par Franck-Noël article déposé le 15/01/2008 lu 623 fois
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Depuis la fin des années quatre vingt, les Têtes Raides, ces agitateurs doués et engagés marrient subtilement la chanson française avec le rock version punk ginguette. Voici donc "Banco", leur dixième album studio. Quoi de neuf alors mon caporal !
Après un passage plus rock depuis deux album ("qu'est-ce qu'on s'fait chier" en 2003 et "fragile" en 2005), ils débranchent les amplis pour un retour à l'acoustique. Certes, ils ne délaissent pas pour autant la fée électricité sur certains titres comme "banco" et "plus haut" mais l'ensemble est nettement plus calme. Plus calme OK mais pas plus assagit, n'oubliant pas leurs préocupations sociales et politiques comme la cause des sans-papiers sur le très subtile et poétique "expulsez-moi" !
Mais l'ensemble est plus ginguette que punk comme si, dans leur bal du samedi soir, la valse folk avait remplacé le pogo des agités ! L'orchestre y joue toujours de tous ces instruments remis au goût du jour par eux-mêmes comme l'accordéon, les cuivres (sax, hélicon, flûte, trompette, etc..) et les cordes (guitare, violon, violoncelle). Véritable fanfare endiablée !
Les textes de Christian Olivier sont toujours aussi poétiques, mélange détonant de surréalisme à la Desnos, de quotidien et des petites choses transcendés par sa plume, de métaphores rock. Comme si Breton ou Eluard avaient trop écouté THE CLASH avant d'écrire !! Un seul morceau n'est pas signé du chanteur, l'épique "notre besoin de consolation est impossible à rassasier", du livre de l'écrivain suédois Stig Dagerman. Ce titre s'étale façon talk-over sur plus de 19min !
Et comme d'habitude, le livret et la pochette, superbes, sont illustrés par "les chats pelées"
Que dire de plus sinon.....BANCO!!!!!!!!
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