| Effectivement, la question est pertinente et je ne me la suis jamais posée. Peut-on perdre un bout de son âme si on arrive un peu en vrac ? Bon, a priori, pas davantage que lors d’un accident quelconque qui ne laisse pas le corps indemne je dirais, non ? Mais il y a de quoi mettre à mal les religions, les fois, et les spiritualités.
Au-delà, est-ce que ça a un quelconque intérêt de voyager si vite ? Certes, on peut imaginer que la crise de l’énergie ne serait plus, que l’on ne perdrait plus des tonnes de sabliers dans les transports, les sas, les halls, etc. Certes, rien ne serait pareil, on pourrait habiter à Tunis et travailler à Oslo. Et même rentrer à la maison pour déjeuner. Ouah.
Mais que ferait-on de tous ces adieux sur les quais de gare, ces larmes dont l’encre a permis écrire tant de belles choses ? Que ferait-on de ces exaltants préparatifs de voyages, et même de ces désagréments qui deviennent des souvenirs ? Et prosaïquement, que ferait-on des centaines de milliers d’employés de la SNCF et de PSA ?! Bref, que ferait-on de toute cette humanité disparue ?
Ce serait un tel progrès, mais serait-ce pour autant une réelle modernité ?
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