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La téléportation et l'éthique pour imprimer l'article 
La téléportation posera-t-elle un problème d'éthique ?

par olivier
article déposé le 12/05/2010
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La téléportation et l'éthique

Mais avant tout, la téléportation verra-t-elle le jour, et si oui, comment ?

Elle joue sur toute la gamme des physiques et des mathématiques, y compris la théorie de l'information, la mécanique quantique, les équations d'Einstein mettant en rapport masse et énergie, la physique des particules élémentaires etc.

Alors on fait un petit voyage virtuel dans le futur, et l'on suppose que la technologie le permettra (ce qui n'est pas gagné d'avance !). La question qu'on peut se poser est : de quoi est fait l'être humain ? Ne sommes-nous constitués que par la somme de nos atomes ? S'il fallait récréer chaque atome de notre corps, en gardant précisément le même état chimique d'excitation dans lesquels ils sont en ce moment, produirions-nous une personne fonctionnant à l'identique, qui serait dotée des mêmes souvenirs, mêmes rêves, mêmes espoirs ? Serait-ce vraiment et exactement la même personne ? Il y a toutes les raisons de supposer que oui, bien que cela contredirait nombre de croyances spirituelles relatives à l'existence d'une "âme" qui perdurerait après la mort. Qu'arriverait-il donc à l'âme tandis que le corps est téléporté ?

vos réactions...



par Frédéric
déposée le 13/05/2010
Effectivement, la question est pertinente et je ne me la suis jamais posée. Peut-on perdre un bout de son âme si on arrive un peu en vrac ? Bon, a priori, pas davantage que lors d’un accident quelconque qui ne laisse pas le corps indemne je dirais, non ? Mais il y a de quoi mettre à mal les religions, les fois, et les spiritualités.

Au-delà, est-ce que ça a un quelconque intérêt de voyager si vite ? Certes, on peut imaginer que la crise de l’énergie ne serait plus, que l’on ne perdrait plus des tonnes de sabliers dans les transports, les sas, les halls, etc. Certes, rien ne serait pareil, on pourrait habiter à Tunis et travailler à Oslo. Et même rentrer à la maison pour déjeuner. Ouah.

Mais que ferait-on de tous ces adieux sur les quais de gare, ces larmes dont l’encre a permis écrire tant de belles choses ? Que ferait-on de ces exaltants préparatifs de voyages, et même de ces désagréments qui deviennent des souvenirs ? Et prosaïquement, que ferait-on des centaines de milliers d’employés de la SNCF et de PSA ?! Bref, que ferait-on de toute cette humanité disparue ?

Ce serait un tel progrès, mais serait-ce pour autant une réelle modernité ?



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