par Frédéric article déposé le 27/07/2010 lu 78 fois
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Cette fois, Philippe Jaenada est Voltaire, et il est en vacances en Italie, avec sa femme, Oum et leur fils Géo. Tout va bien, entre plage et soleil, spaghettis et crustacés, jusqu’à ce qu’un terrible incendie porté par les vents ne pousse la petite famille, ainsi que leurs alentours, dans leurs derniers retranchements, aux portes d’une mort annoncée et même promise… Voilà. Et c’est peut-être une des premières fois, voire la première, que l’auteur offre une trame d’aventure à un roman, des personnages contre la progression d’un danger, des petits bonhommes de rien du tout piégés par les flammes.
Le style Jaenada est bien là. Littéraire, limpide, simple et efficace. Plein d’esprit et d’humour, impossible à lâcher. On retrouve aussi son goût, immodéré, pour les parenthèses. Les ingrédients sont là, le goût est préservé assurément. D’autant plus préservé qu’assez rapidement, on se rend compte que l’incendie, même si la trame narrative est consistante, est le prétexte essentiel à des digressions tous azimuts autour de la vie parisienne de l’auteur, entre le saxo bar et la place de Clichy, le sexe et l’alcool. Mais ça fonctionne, le rythme est bon, et c’est un livre qu’on le lâche pas.
Qu’on ne lâche pas, mais qui passe comme une seule distraction. Il n’y a pas, selon moi, la profondeur du chameau sauvage, cette courbe tendue vers un message, presque une leçon de vie. Avec « Plage de Manaccora, 16:30 », on se rafraîchit dans un bain de talent, mais il manque un panorama, autre chose que ce que Jaenada fait si bien. On aurait tellement envie qu’il nous mène un peu ailleurs aussi, juste pour voir. Puis revenir, pourquoi pas…
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