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13e Festival de Cinéma en Plein Air de la Villette
Thème cette année : FRONTIERES
Du 16 juillet au 25 août 2002 - Relâche les lundis.
Info au 01 40 03 75 75 ou www.villette.com
Prairie du Triangle - Métro Porte de Pantin - Accès libre
Location transat + couverture : 6 euros.
Parmi les nombreux longs métrages projetés, j'ai choisi de vous parler de l'un de mes films favoris et méga poilant "Docteur Folamour" de Stanley Kubrick (sur grand écran le samedi 3 août).
Doctor Strangelove / How I Learned To Stop Worrying And Love The Bomb... Un titre fleeeeeuuve pour cette comédie satirique signée Kubrick en 1963 et interprétée par un duo d'acteurs hors pair : PETER SELLERS qui "triple" son talent dans la peau de Folamour (of course), Muffley, Mandrake et GEORGE C.SCOTT (cf Patton) dans le rôle de Turgidson.
[Certains détails révélés]
Point de départ. Le général Jack Ripper (Sterling Hayden) soupçonnant la Russie de vouloir empoisonner l'eau du sol américain, anticipe, décide de son chef et envoie depuis la base aérienne de Burpelson les avions nucléaires bombarder ce pays de l'est. Le président des States, Muffley (Sellers) tente de neutraliser l'opération, à commencer par rassembler les "siens" dans la salle du Pentagone, puis alerter l'ambassadeur soviétique... Il va jusqu'à proposer aux Russes de les aider à détruire les appareils US en vol mais qui dotés de systèmes automatiques de sécurité rendent impossible la communication avec la salle d'opération. Turgidson (Scott) se réjouit de l'occasion unique pour anéantir l'U.R.S.S. Au dernier ressort, l'armée ricaine attaque la base centrale de Burpelson où Ripper périt. Ainsi, le capitain Mandrake (Sellers) parvient à rapatrier à temps toute l'escadrille sauf un appareil piloté par un colonel tenace et fou fou fou qui fonce droit vers sa "cible"... Au Pentagone, le docteur Folamour (Sellers), un ancien physicien nazi annonce la fin du monde...
Un chef d'oeuvre? En tout cas, une vraie bombe d'un comique rarissime à la hauteur de mes attentes et un message. Le film m'a fait tordre de rire du début à la fin ^_^ que de l'humour burlesque et ravageur omniprésent (voire choquant pour certains?). L'amour dont il est question dans le titre représente ici un amour irrationnel de la mort.
"Don't worry, be happy" pourrait-on chanter pour accompagner les derniers instants du pilote du bombardier, à cheval sur une bombe larguée avec lui-même en pleine Russie... Le délire frise le summum lorsque le félé suicidaire agitant son drapeau américain hurle de joie avant l'impact apocalyptique car sa mort sera aussi celle de ses ennemis soviétiques et terrestres...
J'adore le bras au reflexe "hitlérien" de Folamour qui restera longtemps dans les mémoires. Le docteur paralysé depuis la dernière guerre, qui s'extasie tellement devant l'apocalypse imminent qu'il se remet à marcher! Quel "strange love" pour la mort ^_^
Au delà des apparences satiriques et cruelles, le message profond de ce film magistralement réalisé n'est-il pas simplement "le désespoir dépassé par l'horreur"? Montrer l'abominable pour dénoncer l'abominable? Le complot du Dr Strangelove n'est-il pas des plus inhumains causant une plaie mortelle à l'humanité toute entière? Cette oeuvre kubrikienne aura découragé le recours aux dangereuses armes atomiques dans cette guerre froide entre l'Ouest et l'Est.
Un conseil : Courez-y voir ce film intelligent avant qu'il ne soit trop tard. ^_~
Docteur Christopher
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