Après quelques jolies et agréables errances hors de la pop anglaise, j’ai découvert il y a peu le groupe britannique « The servant » au travers de leur premier album, éponyme. Retour aux sources sonores pour moi, comme si je revenais à la maison après un voyage ! On aime partir et on aime revenir… Parenthèse fermée  

  ! The Servant, c’est un groupe, mais c’est surtout son leader, Dan Black, seul auteur, compositeur, chanteur et producteur des onze titres. Alors une fois dans les oreilles, c’est comment ?
C’est de la pop anglaise calibrée pour les radios, pour faire du bien à tout le monde ! Le single, absolu, s’intitule ‘Orchestra’, vous l’avez sans doute déjà entendu. Magnifique, aérien, varié. Titre terriblement attachant et touchant qui sait grandir au fil des écoutes. La voix, pas remarquable avouons-le, est chaude et à l’aise pour suivre une mélodie qui monte et nous emporte. Trois minutes trente de jubilation ! Même si c’est le single qui m’a amené au groupe, l’album ne déçoit pas par ailleurs.
Léger et facile, certes. Mais sans compromis sur la qualité des mélodies et la délicatesse des arrangements. Après quelques écoutes, impossible d’oublier ni même d’interrompre les enthousiasmantes ‘Cells’, ‘Beautiful Thing’, ‘Liquify’ et ‘Body’. Un peu plus loin dans l’album, il y a encore la très belle ‘Get Down’ et la piste qui clôt l’album, ‘Glowing logos’. Ici ou là, le groupe s’autorise quelques titres plus expérimentaux comme les étonnants ‘Devil » et ‘Jesus says ». Habilement placées au milieu de titres plus pop, The Servant réussit ainsi un harmonieux mélange des genres.
Vrai plaisir et légère mélancolie pendant une petite quarantaine de minutes…