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Les pieds noirs, retour au pays... pour imprimer l'article 
50 ans après pour un bout de terre et d'enfance (Reportage)

par Frédéric
article déposé le 25/06/2006
lu 8815 fois

Les pieds noirs, retour au pays...

L’autre soir, j’ai vu un étonnant reportage sur France 2, envoyé spécial. Lorsque je dit étonnant, je devrais écrire rare plutôt. Car de mémoire, c’est la première fois que je vois un reportage sur le retour des pieds-noirs en Algérie, retour qu’on pourrait qualifier de pèlerinage. Loin des considérations politiques, loin des batailles idéologiques que se livrent « intellectuels », politiques et autres sur le sujet de la colonisation. L’angle de vue était celui des cœurs en toute simplicité.

La caméra a suivi quelques individus, en couples ou seuls, dans leur si poignant retour au pays car c’est bien leur pays dont il s’agit puisqu’ils y sont nés. Sans aucun voyeurisme et en respectant l’intimité et la dignité des protagonistes, les reporters ont néanmoins réussi à saisir l’émotion si tangible de ces pieds-noirs si désireux de fouler à nouveau les terres de leur enfance.

Il y a les rues qui ont changé de nom, les immeubles qui se sont écroulés et partout, l’émotion qui traverse l’écran de télévision. On sent l’appréhension de ces personnes à l’approche de retrouver leur ruelle, leur immeuble, un coin de terre, un vieil ami ou une stèle dans un cimetière. Chaque fois, les gorges se serrent, et les sanglots sont autant retenus que possible. Les souvenirs remontent, les bons ou les moins bons. Parfois c’en est trop, il leur faut quitter les lieux avant d’avoir achevé une visite. Bouleversant.

L’accueil des locaux est dans tout le reportage remarquablement chaleureux et j’ai trouvé que cette chaleur contrastait avec les états de tension qu’on peut sentir en France lorsqu’on aborde les sujets liés aux communautés et aux colonies. J’ai retrouvé dans cet accueil et les témoignages de ces personnes, les propos de mes grands-parents et de mon père. L’ambiance était bonne et loin des clichés véhiculés en métropole et aujourd’hui encore en France.

Les colons n’étaient pas de riches propriétaires exploitant une autre civilisation malheureuse et opprimée. Tout n’était sans doute pas parfait mais les colons étaient aussi des ouvriers, des mécaniciens, des maçons, pas des esclavagistes. Et les pieds-noirs étaient français, l’accueil qui a été réservé à ces pauvres gens rapatriés est une des hontes de l’Histoire de France, une de plus toujours pas reconnue officiellement. Aujourd’hui, ces drames humains sont loin, un demi siècle derrière nous, mais un tel reportage nous montre que les plaies ne se refermeront jamais pour celles et ceux si nombreux qui sont partis de Tunisie, d’Algérie et du Maroc entre 1956 et 1962. A l’heure où la France n’assume pas et je dirais de moins en moins son passé colonial, je trouve qu’il est extrêmement dommage de ne pas savoir reconnaître l’évidence. Dire que tout n’a pas été néfaste ou nuisible ne signifie pas qu’il faille regretter une époque à jamais révolue. Nuances…

Loin des politiques et des idéologues, il y a des souffrances dont on ne parle pas dans les livres d’histoire et les actualités. Merci à France 2 pour ce beau reportage.

vos réactions...



par michele
déposée le 28/07/2006
oui impossible de revivre ici car tout est la bas suis a reims depuis 1960 partie a 12 ans de tunis je sais que mon coeur est reste la bas ai vecu aussi a ain-temouchent en algerie mon nom lavabre-schmitt michele je recherche mes amies je retourne tous les ans en tunisie au cimetiere du borgel mon reve: aller a celui de temouchent et le trouver aussi bien que celui de tunis merci 1000 fois pour votre article




par Jean-Marie
déposée le 05/11/2006
l'arrivee des harkis et des europeens d'ALGERIE,la FRANCE qui les reçoit mal,des metropolitains qui les insultent.Faut il oublier cela aussi et plus encore demander pardon? un grand parti politique PIED NOIR ET HARKI et leurs amis ,changerait bien des choses.mais helas ne dit on pas 3 pieds noir,3avis.
amities. ALVEY




par michele de tunis
déposée le 21/01/2007
je me demande maintenant si partir etait la solution pour nous qui etions en tunisie.ce petit paradis perdu et peu connu que je retrouve et decouvre au fil des ans joies et douleurs sont toujours dans nos coeurs et si y voir les meubles de mes parents me fait mal il me semble les voir pres de moi eux qui sont partis au paradis




par brahim
déposée le 06/04/2007
ça prouve que les algériens possèdent un grands coeurs et sont très tolérants malgré ce qu'ils ont vécu depuis la colonisation et après... malheureusement j'ai rien constaté ici en France...pas de chaleurs, de moins en moins de tolérance, je me demande si un français peut me laisser visiter sa demeure comme on fait chez nous en Algérie, mais l'accueil chez nous est une chose naturelle; en Algérie vous n'êtes pas invité par l'état mais par le peuple par la société, en Algérie l'idiologie de chaqu'un chez soit n'existe pas, et à la première rencontre vous êtes considéré automatiquement par le cerveau algérien comme un ami on vous embête, on vous cherche on vous provoque on vous laisse pas tranquille on s'accroche à vous; vous devez être avec nous, vivre avec nous, rire avec nous, manger avec nous, dormir chez nous , voilà l'esprit algérien malgré le peu qu'on en a mais on le partage par contre je remercie l'état français pour les aides et le soutien ... je suis un algérien et fière de l'être mon grand père est mort durant la guerre en 1957 on habite dans l'oranie d'où nous sommes originaire mon grand père travaillait comme un khammès chez le colon avec un salaire de misère dans les vignes de l'oranie à ain témouchent ma grande mère me racontait qu'il n'a pas pu voir la misère et la souffrance qui régnait dans sa petite famille et dans son petit village (douar) et à cause de cette souffrance ma grande mère a perdu plusieurs enfants à cause de la mal nutrition elle me racontait qu'elle n'avait même pas le lait dans les seins, c'est pour ça que j'ai pas d'oncles ou de tantes et c'est pour ça que mon grand père s'était révolté pour plus de justice et de dignité, mon père, lui qui est né en 1956 et qui était le seul de sa famille a pu survivre face à ces difficultés et il a grandi orphelin... ma grande mère a galéré pour l'élever et heureusement elle a réussis et maintenant je suis le résultat de cette réussite je ne garde pas de rancune vis à vis les français quoique ce soit leurs origines la preuve est que je suis licencié en littérature et langue française et je connais bien l'histoire de la France mieux qu'un français de souche...mais quand je vois les français comment ils traitent les autres (français d'origine XXX) à chaque élection présidentielle et les présentent comme des moutons à sacrifier ça me donne l'idée que l'esprit colonial est toujours présent en France- cette France dont mon père m'a dit la veille de mon départ de l'Algérie : va en France, va pour construire ton avenir ici tu ne trouveras rien, lui qui a donné son père pour que vivre l'Algérie et qui est aujourd'hui mécontent de ce qui se passe dans un pays où les ministres justifient leurs échecs de gestion par le manque d'intelligence, ... Ô... l'Algérie... ce beau pays me manque énormément...finalement je voudrais dire que c'est une terre de baraka et qu'elle donne à n'importe quelle personne musulmane, juive, ou chrétienne ou non croyante, elle donne à celui qui lui donne une valeur et à celui qui la travaille...malheureusement actuellement je suis loin de cette mère...alors hommage à toi, ma mère...merci d'avance pour la publication de mon article..




par Marc Desbonnet
déposée le 03/05/2007
Les 3 films sur FR3 ont aussi aidé à comprendre ce qui c'est passé la bas. Nous étions en Algérie depuis environ 1851, et je suis rentré en France en 1962 comme beaucoup, je n'avais que 9ans. Quand on a 9ans, l'arrivée en France ne m'a pas posé de problème, on va d'une maison à une autre, on dort sur des lits de camp, c'est rigolo quand on a 9 ans. Mais maintenant, à 53 ans en se rappelant ce retour en France, se remémorant qu'a l'école on était le soufre douleur, que toutes les bêtises nous incombaient, que notre place c'était au fond, qu'on avait pas droit à la parole, eh bien là j'en veux aux Français qui nous ont accueilli de cette manière surtout quand on est instituteur. Moi c’est surtout l’école qui m’a marqué en France.
Quand je pense qu’a notre époque beaucoup de gens ne savent pas encore ce que sont les pieds noirs ! C’est désolant. Une gamine de 13ans m’a dit la semaine dernière : « Les pieds noirs c’est ceux qui ont fait la guerre contre les Français !!! » Voilà ce qu’elle a retenu du cours que son prof lui a fait sur l’histoire de la guerre d’Algérie. Sans commentaire...
Moi ce qui me manque le plus c’est de revoir le lieu ou je suis né..




par pierre
déposée le 04/05/2007
Je peins et j'écris depuis plus de vingt ans pour rappeler qu'un homme sans mémoire n'existe pas.
Il y a plus de vingt cinq ans j'ai fait ce voyage de retour en Algérie , terre où je suis né en 1958 . Terre où mes parents son nés aussi . J'ai été accueilli en descendant du bateau venant de Marseille par un " Bienvenu chez vous" . Il est évident que la politique française est à distinguer de l 'expérience individuelle. L'Europe a une histoire spécifique . Le problème algérien n'est qu'une des expressions de celui de notre rapport aux autres cultures du monde . Reconnaître l'autre en soi , est à mon avis le point de départ de la solution. Le terme etant je crois,la saisie commune de l'universel .




par Marie-Christine
déposée le 26/05/2007
Moi aussi je suis née a Alger en 1958 , en avril 2006 c est le coeur battant que je suis retournée dans ce pays qui m a vu naitre .Quelle émotion ...
Maman n'a pas eu le courage de m'accompagner , mais c est un peu avec ses yeux que j ai parcourue les rues de notre ville natale . Elle m'avait confié une lettre d Amour pour l 'Algérie , avec mission de la jeter quelque part dans son quartier Bab-el-oued.
Papa est décédé en 1995 a Toulon , et c est dans le cimetiére de st Eugéne que le vent a emporté sa mèche de cheveux que j 'avais soigneusement coupé juste avant "sa mise en bière"
.Ce retour au pays je l avais rêvé .... et parfois dans mes rêves je me voyais parcourant les rues d 'Alger .Je suis super contente j 'ai réalisé mon rêve .......... et peut -être (je l espère ) qu 'un de ces 4 matins j y retournerai encore une fois a Alger .   




par henri
déposée le 06/06/2007
j'y suis retourné 44 ans après. Boulversant mais combien réconfortant. L'Algérie est en pleine mutation. Le peuple algérien exprime des sentiments et des attentions troublantes à notre égard. Manifestement ils nous regrettent autant que nous les regrettons et ne se privent pas de le dire. Retourner en Algérie fut un apaisement et une réconciliation totale avec ce pays qui finalement reste avant tout le mien. Depuis j'y suis retourné une fois et compte bien y retourner au moins deux fois par an. Chaque voyage est une véritable bouffée d'air pur. Se promener dans les rues d'Alger, sans cesse accosté ou interpellé par des voix amies, est un véritable plaisir et un débordement d'émotions. Amis PN, osez ce voyage, vous en reviendrez changés.




par kacem
déposée le 04/10/2007
je suis heureux de pouvoir écrire sur ce site; où il n' ya ni haine ni méchanceté. qu'on le veuille ou pas les pieds noirs sont des algériens, qui ont fait l'erreur de quitter leur pays.
je saisi cette occasion our vous demander comment faire pour retyrouver d'anciens voisins d'enfance qui me manquent beaucoup. Merci et bonne reception de ce message.




par Belkacem
déposée le 30/10/2007
Bonjour,
La découverte de ce site me comble de joie! Je suis heureux de savoir que beaucoup d'anciens pieds noirs retournent En Algerie pour retrouver leur racines . Nous avons une histoire commune qu'on ne peux effacer. C'est notre histoire,qu'elle soit triste ou joyeuse.J'espère retrouver des amis d'enfance grace à ce site .Par exemple, les familles Boutini et Palmeri de Cheragas,parties en 1962.
Merci aux concepteurs de ce site qui essayent de reconstruire entre les deux rives de notre chère Mediterranée, le pont de la reconciliation et de l'amitié retrouvée.




par Hadjira
déposée le 02/12/2007
bonjour,
Je me tourne vers vous "les pieds noirs" pour avoir des renseignements.
J'ai une amie Pied noir, de 65ans, qui rêve de retouner en Algérie, comme elle dit souvent " avant de mourrir".
Je souhaite savoir où me renseigner pour qu'elle puisse faire un voyage organisé pour les pieds noirs ( voyagiste, date, prix, villes,...).

merci d'avance




par Patrick
déposée le 07/12/2007
Bonjour,
J'ai 38 ans et j'aimerais que mon père puisse fouler à nouveau, encore une fois, peut être une dernière fois cette terre, sa terre comme il aime à dire. Je ne connais pas ce pays car je suis né en France, mais les souvenirs racontés par mon père et ma mère ne sont que de belles histoires, d'un pays somptueux et d'une population avec laquelle il était agréable de vivre. Mes parents n'étaient pas des riches colons, ni colons d'ailleurs, tout simplement des gens qui sont juste nés là bas...et comme j'aurais pu y naître moi aussi. J'aimerais aujourd'hui permettre à mes parents de retourner en Algérie après tant d'années. Mes deux grands père sont décédés à ce jour, avec le chagrin et le regret de ne pas avoir pu montrer à leurs enfants et petits enfants les lieux où ils ont aimé, où ils ont travaillé dur, où ils ont enfin laissé les êtres les plus chers et tous leurs souvenirs. Si vous pouvez m'orienter pour povoir organiser en sécurité ce voyage, merci de m'adresser vos conseils .
Avec par avance tous mes remerciments.




par Salim
déposée le 05/01/2008
Bonjour, je viens de lire tous les commentaires et je peux m'empêcher d'exprimer mon émotion. Comme l'a dit une personne, les pieds noirs ne sont pas de riches colons, ce sont des gens simples qui malheureusement ont dû quitter leur terre natale. J'ai lu pas mal de témoignages de pieds noirs qui disaient qu'à leur arrivée en France, on les appelait les (rapatrillés.) Les français les ont accueillis dans l'indifférence. Je trouve que c'est dommage que la France n'assume pas ses erreurs et devrait au moins faire des efforts. Par contre, je tiens à vous féliciter de votre courage même si ce n'est pas facile de revenir plus de quarante ans après dans notre beau pays. Moi-même je suis d'origine algérienne né en France, fils d'ouvrier arrivé dans les années soixante et il est vrai que pour nos parents aussi ce n'était pas facile leurs débuts en France. Moi, j'étais tout jeune dans les années 80 car je suis né le 26 mars 1979 et j'ai surtout vécu la fin des années 80 et les années 90 jusqu'à maintenant. Depuis cette période, beaucoup de choses ont changé par rapport aux années soixante soixante-dix. Enfin voilà ce que j'avais à dire et encore une fois, vous êtes les bienvenus que ce soit à Alger, Oran, Médéa, Constantine etc. A bientôt.




par Francis
déposée le 26/01/2008
depuis 30 ans ...au quebec canada....pied noir..de parent italo/naturalise francais.natif de tunis ..pour y avoir vecu 26 ans ...oui il est vrai ...on ne peut oublier nos racines...la chaleur de ce peuple tunisien rempli de tendresse...pour avoir vecu 2 ans en france ...je garde un gout amer de la consideration du peuple pur race francais qui ont une mentalite degradante pour les pieds noir , les arabes....pourquoi les rercevoir en immigrant en france ...si vous ne les aimez pas ....moi je suis au canada ...canadien et fier...il t a 4 ans ..je uis alle en voyage en France ( NICE),,,,et je trouve que la mentalite est assez bonne maintenant...meilleure en tout cas des annees 1970...un bisou aux anciens tunisois de francis.. bar de la belote..rue de serbie tunis




par Rebecca
déposée le 02/03/2008
sortie le 1er mars 2008 de l'album: "Les déracinés" avec ElDjezaïr, "L'indépendance" peut-être découvrirez-vous les réponses à quelques unes de nos interrogations. Bonne écoute, sur la "toile" en exclusivité mondiale, sur le site officiel "guynarboni.com" un des plus grands auteurs compositeurs interprête francophone.




par titaak1
déposée le 03/03/2008
Je suis pied noir je le suis depuis la pointe des cheveux jusqu'au bout de mes ongles,j'ai donc vécue 4 ans là chez nous a Ain el adjar et j'en ai gardée quelques souvenirs mais il y en a un que je revois comme si c'était hier c'est ce fameux jour de juin 62 ou je suis montée a bord du bateau le Ville de tunis sans réaliser que je ne verrais plus camarades. Et j'ai grandie à Toulon, puis ma famille s'est installée à Nimes et là Oh malheur j'ai fait la connaissance du racisme,nous étions en 1970 et c'est une prof de français qui en voyant ma fiche de renseignement familial m'a dit devant toute la classe(c'était en 6ieme), "non seulement tu est une bounioule...(je ne supporte pas ce mot),ta famille est venue en france pour manger notre pain,mais en plus tu est une sale boche car ton père est d'origine allemande(hors mon papa est flamand),il a du sang sur les mains.".c'est triste....




par nathalie
déposée le 03/03/2008
Bonjour,
Le site de GUY NARBONI www.guynarboni.com doit être découvert! il dit la vérité sur l'histoire des pieds noirs et l'Algérie française. Tout en musique accompagné de tres justes commentaires, serait-ce le début d'un livre? Ses anciennes chansons sont incontournables, J'adore! la signature d'un des notres.
Faites passer le mot et dites moi ce que vous en pensez. A bientôt.





par titaak1
déposée le 05/03/2008
Merci pour l'info et compte sur moi pour aller sur le site de GUI NARBONI et faire passer l'info autour de moi.Je sais que ça va intéresser beaucoup de personnes ,en plus s'il y a de vieilles chansons ce sont mes "anciens" qui pour retrouver un peu de leur jeunesse vont se mettre à l'informatique.A plus il est tant d'aller au lit car je viens de regarder faites entrer l'accusé car l'affaire relatée ce soir m'intéressait Salut!!!!




par Salim
déposée le 11/03/2008
Bonsoir à tous nos amis pieds noirs. Eh oui, je reviens avec de nouveaux commentaires. J'en ai lu certains et c'est vrai que ça fait quelque chose. Je tiens à encourager tous ceux qui n'ont pas remis les pieds au pays depuis plus de quarante ans, allez-y, n'hésitez pas. Vous ne serez pas déçus de l'accueil que vous aurez. Moi, une fois, j'ai lu des témoignages de pieds noirs qui ont eu un choc en arrivant à Alger. Ils pensaient que l'Algérie était foutue, et ils n'arrivaient pas à croire que ça avait drôlement changé: les encombrements, les bus bondés, les gens qui les croisaient dans les rues en leur lançant en souriant: "Bienvenue chez vous." Ah si seulement j'avais pu faire le voyage! Je tiens à dire à tous ceux qui hésitent à y aller, il ne faut pas hésiter, il faut revoir vos quartiers, vos maisons, vos anciens amis... Quand je lis des témoignages comme ceux-là, ça me donne envie de pleurer tellement c'est beau. Eh oui, quarante-six ans ont passé et je comprends ceux qui veulent retrouver leurs racines. Pour ceux qui y sont allés, ils ont dû remarquer qu'Alger a changé, que ça s'est agrandi, que la sécurité revient petit à petit... Allez-y et n'écoutez pas ce que racontent les gens. Moi j'y vais chaque année en été voir la famille et j'ai jamais eu de problèmes. J'ai même été à Sétif alors. Ecoutez que votre courage et n'écoutez pas ceux qui essaient de vous dissuader. Ceux qui ont l'intension d'y retourner dans les prochains mois, pourront prendre le métro. Eh oui, il sera en service fin 2008. Oui, le métro d'Alger bien sûr. Bientôt, fini les interminables embouteillages. Il est vrai que ça a pris du temps, mais on l'aura inch allah. J'aurai aimé que quelques uns me disent ce qu'ils en ont pensé de leur voyage et j'aurai bien aimé rencontrer des gens qui ont vécu là-bas et qui voudraient y retourner. Adresse mail: s.kraoua@hotmail.com




par Salim
déposée le 20/03/2008
Re-salut à toutes et à tous. Eh oui, je reviens avec de nouveaux commentaires. Bon c'est sûr, je vais sans doute me répéter mais je tiens à dire à celles et ceux qui veulent retrouver leurs racines, allez-y. Moi, j'aime relire les témoignages des personnes qui ont été là-bas et je m'imagine avec elles. C'est vrai que c'est dur mais au moins vous revoyez vos maisons, vos quartiers, etc. Juste un message à Marie-Christine. Si votre mère se décide à faire le voyage, qu'elle n'hésite pas. Elle ne sera pas déçue au contraire. Bon c'est sûr, au début ce sera dur, mais après, une fois là-ba, au moins, elle se sentira chez elle. Encouragez-la et vous verrez qu'elle en sera contente.




par Marie-Christine
déposée le 22/03/2008
Bonjour a tous et bonjour Salim !
Maman ne retournera pas a Alger , aujourd'hui sa vie est ici , les plaies sont refermées mais encore fragiles .
Là bas elle y a laissé son pére enterré a la hâte debut juillet 62 , il repose au cimetiére de St Eugène , 2 mois apres c est sa maman "rapatriée sanitaire" qui décédera a Bordeaux .
Maman m a dit , "je ne peux y retourner j ai l 'impression que mes parents sont encore "là-bas"; tout a été si vite" !
Alors au plus profond de son coeur , elle garde les doux souvenirs de son enfance chérie ; une époque ou toutes les communautés vivaient en harmonie .
cordialement a tous !




par thiery
déposée le 03/04/2008
mes parents ont souffert ma mere a tout fait pour que nous puissions etre heureux fort et unis j'ai une culture espagnole et francaise mon pays c'est la france disait mon pere et pourtant il nous parlait de l'agerie avec nostalgie et amour toujours entre deux chaises jamais bien nul part sauf devant une annissette avec la quemia a raconter de s histoires pour faire semblant d'etre encore la bas honte a la probagande intellectuel de l'epoque qui ont fait croire que tout ces pauvres pieds noirs etaient des fascistes.




par francis
déposée le 25/04/2008
mes parents maintenant decedes...nous etions heureux a tunis...tres aime ...considere...un passe que je ne peux oublier ....meme si je suis tres heureux au canada....la chaleur ...le style de vie a tunis me manquera toujours...la plage ..la kemia....la bouha....l,'assida.....le couscous ....je recherche des amis tunisien ...tebourbi mondher ....slah mahjoub....apres 35 ans ...ou sont-ils?....soyons heureux ...il faut oublier le passe parait il pour regarder vers l'avenir...un bonjour aux lecteurs et continuer de vous exprimer ...dieu est grand




par Salim
déposée le 29/04/2008
Bonjour à tous. Je viens de lire le commentaire d'un monsieur qui s'appelle Patrick et qui souhaiterait que son père revienne au pays. Je voudrais dire à Patrick qu'il n'hésite pas à réaliser le rêve de son père et comme ça, celui-ci reviendra heureux et soulagé de revoir son quartier. Certes, ce sera dur, mais au moins, il aura eu le courage comme tant d'autres de retourner au pays et qui sait, croisera un vieil ami là-bas. Quand je lis tous ces commentaires, je me pose les questions suivantes: "Pourquoi ils sont partis ?" "Pourquoi la France ne reconnaît pas ses erreurs ?" Qui les a obligés à partir ?" "Pourquoi les français les ont accueillis dans l'indifférence à leur arrivée en métropole ?" Enfin je ne comprends pas ces attitudes. Quand on parle du passé entre l'Algérie et la France, j'ai remarqué que ça gêne certaines personnes. Enfin qu'est-ce que vous voulez. Donc, Patrick, si votre père veut retourner au pays, faites en sorte qu'il réalise son rêve et si vous le pouvez, allez-y avec lui et comme ça, vous serez pas déçu. Il vous montrera son quartier et vous fera visiter Alger qu'il connaît comme sa poche je suis sûr. Vous découvrirez l'hospitalité des algériens: chaleureux, serviables etc. Donc n'hésitez pas à faire le voyage et je suis sûr que vous reviendrez avec de bons souvenirs plein la tête.




par maryse
déposée le 16/05/2008
j'ai eu beaucoup de plaisir à lire tout ces messages, moi aussi j'ai tellement envie d'y retourner, j'avais 12 ans quand je suis partie et je n'ai rien oublié et souvent triste, j'étais tellement heureuse à hussein dey, je n'oublierai jamais ma souffrance en france, installé dans un guetto dortoir de kremlin bicêtre pendant des mois avec des centaines de familles,et une gardienne sans pitié (cafard dans la soupe)hommes et femmes séparés avec interdiction de dormir ensemble et à l'école complètement à l'écart, que de mauvais souvenir de la FRANCE, et depuis peu j'ai inernet aussi j'ai pu retrouver des anciens voisins qui sont encore sur place, et là je suis heureuse, ici tout le monde est indifférent, mon rête faire un voyage avant le grand départ, pour mes parents DCD en France et mes morts qui sont sur place à St Eugène je crois.
Il faudrait que je me décide et trouver une agence sérieuse, sinon je ne trouverai pas la paix.




par Salim
déposée le 01/06/2008
Salut Maryse. Je viens de lire votre témoignage et ce que vous avez vécu en arrivant en France, tous les autres pieds noirs l'ont vécu. Le mépris, l'indifférence et toute autre forme de haine. Concernant votre décision de retourner au pays, au contraire vous ne serez pas déçue. N'écoutez pas les mauvaises langues qui vous diront des phrases du genre: "Alger, mais c'est pas risqué ?" N'écoutez que votre courage et vous en reviendrez avec plein de souvenirs en tête. Vous reverrez votre quartier, et sans doute d'anciens voisins. Eh oui, Hussein D, je connais très bien puisque j'ai de la famille qui n'habite pas très loin: à Kouba plus exactement. Je pense que vous connaissez tous ces coins comme Kouba, El Harrach, Baraki, Sidi-Ferredj ex Sidi-Ferruch et plein d'autres...




par Thierry
déposée le 24/06/2008
L'oeuvre de Monsieur Guy Narboni nous éclaire sur des sujets qui ne sont pas " politiquement " abordables.
La non reconnaissance des rapatriés d'Algérie ainsi que le statut non défini pour la communauté des Arkis provoquent chez moi un profond sentiment de révolte vis-à-vis de la patrie" nourissière" la France. Quel France?
Je suis juif pied noir fier de mes racines et de l'héritage double culture: orientale et occidentale.
Thierry Narboni




par lounis
déposée le 20/07/2008
Bonjour a tous , pieds noir ou algériens pour moi égale autochtone c’est kif-kif
personnellement je suis en 1952 en Algérie comme vous amis ,
( grande Kabylie ) et je suis arrive en France en 1969 a l’age de 17 ans
bien que je retourne comme je veux je compatis parfaitement a cette nostalgie
voilà se que je propose si un de nos frère pied noir et Natif de Tigzirt/sur/mer en
grande Kabylie je lui offre gratuitement d’habiter dans mon appartement
le temps qu’il faudra sauf au moi d’août je vie en France mais quand je vais
c’est au mois d’août




par agathe
déposée le 09/09/2008
Je vous aime tous les pieds noirs de tous pays vous m'aidez à prendre conscience que je ne suis pas seule à éprouver cette nostalgie et cette souffrance par rapport "aux événements" comme on disait avant, j'ai 53 ans aujourd'hui et plus le temps passe plus je ressens ce besoin de retrouver mes racines, j'ai la chance de pouvoir partir souvent dans "mon pays" en TUNISIE alors faites comme moi il ne faut pas hésiter quand on le peux. A bientôt et courage !




par Michelle
déposée le 31/10/2008
Bonjour à tous,
Deux belles rencontres ce matin, celle de votre site en faisant une recherche sur le "ville de Tunis" et celle de Guy Narboni que je ne connaissais pas encore.
Je venais d'écrire un post sur mon blog sur le film d'Alexandre Arcady "là-bas, mon pays"diffusé cette semaine sur une chaine nationale que j'ai revu pour la 2ème fois.
http://latunisiedemichelle.blogspot.com/
A bientôt
Michelle





par Daniel
déposée le 02/11/2008
Nous avons tous la même couleur au fond du coeur. Elle ne s'éteindra jamais, il faut l'accepter.
Je suis d'Oran, Dès qu'il y a un reportage ou un film sur l'Algérie, je ne peux retenir mes larmes. La solution, je ne la connais pas. Cela fait 46 ans que mon coeur saigne.
Retourner la bas? Peut être, certainement un jour. J'y retournerais avec mes enfants qui ne connaissent pas, mais sont curieux de ce pays dont il sont entendu parler pendant toute leur enfance. Pour eux c'est un pays magique.
Pour ma part j'ai voulu écrire un livre en quelque sorte thérapeutique. Il vient de sortir "Un autre regard" aux éditions la société des écrivains. Je ne sais pas encore s'il a eu l'effet souhaité sur moi, mais pour ceux qui l'ont lu ça a l'air d'avoir eu un effet de soulagement.




par simone
déposée le 27/11/2008
très émue par vos messages.Moi aussi j' attends de retourner à Mostaganem!!! J' en rêve....Tous mes plus beaux souvenirs sont restés là-bas ...mon enfance,mon adolescence ...22ans de vie heureuse !!! Aujourd'hui prof de français retraitée ,je serais ravie d' aider par correspondance les mostaganémois qui veulent améliorer leur français . Contactez-moi. Merci.




par maryse
déposée le 27/11/2008
merci salim de ton message, mais ici personne comprend notre souffrance,pourtant c'est vrai je n'avais que 12 ans, je suis fonctionnaire encore, et tu vois une collègue qui m'a encore traité de sale pied noir une française, heureusement ma meilleure amie est deybia beaucoup plus jeune et souvent elle me remonte le morale à moi qui vais avoir 59 ans et je sais qu'elle viendra avec moi si je fais ce voyage, aucun amis,aucune famille un mari qui ne connait pas ce magnifique pays qui me manque, et surtout revoir mes morts à + Maryse




par Malve
déposée le 29/11/2008
Je me dis souvent que c'est la guerre d'Algérie qui a forgé chez-moi l'essentiel de mon esprit critique. Qui m'a appris, très jeune et une bonne fois pour toute, une chose élémentaire et qui allait beaucoup me servir par la suite, à savoir qu'aucun conflit humain n'est simple, que les choses ne sont jamais ni blanches ni noires et qu’il faut se garder des idées toutes faites.

La guerre d'Algérie, je l'ai vécue depuis la métropole, dans une famille de petits Français moyens tout à fait représentatifs de l'époque. Mes parents, qui savaient à peine que l'Algérie existait et auraient certainement eu du mal à la positionner sur une carte, qui étaient des citoyens standard, qui croyaient ce qu'ils lisaient dans leur journal et entendaient à la radio (la TV existait à peine).
Des gens gentils et ignorants, accrochés à toute une foule de préjugés qui les aidaient à vivre, et qui changeaient d'ailleurs assez facilement au gré de l'air du temps et des discours officiels ...

C'est ainsi que, lorsque je leur ai, pour la première fois (je devais avoir 9 ans), demandé de m'expliquer pourquoi il y avait une guerre en Algérie, j'ai eu droit à la thèse officielle de l'époque dont il ressortait en substance que les méchants Arabes voulaient leur indépendance et tuaient pour cela tous les pauvres Français.

Les Arabes ... je croyais bien savoir ce que c'était ...
Il y avait en effet, dans le quartier populaire où je vivais, une rue noire et sordide où j'avais interdiction formelle de passer, alors qu'elle était le trajet le plus direct pour me rendre à l'école, "parce qu'il y avait des Arabes".
Un jour, la curiosité a été la plus forte : j'ai voulu voir les méchants et suis passée, très tôt le matin, par la rue interdite.
J'ai vu un troupeau de pauvres types courbés et mal vêtus qui entraient tête basse dans une usine de tri des déchets (un chiffonnier en gros, comme on disait à l’époque).
Je me suis honnêtement efforcée de détecter la noire méchanceté qui était sensée les animer et ai fini par repartir, bien perplexe…

Quelques mois plus tard, changement de politique et de discours aidant, j'ai appris de mes mêmes parents que les méchants n'étaient finalement plus les Arabes mais les horribles colons français qui les exploitaient la cravache à la main. Et que par conséquent, le Général de Gaulle avait bien raison de vouloir accorder l’indépendance aux Arabes.

En 6ème au Lycée (de jeunes filles, bien entendu !), je n’oublierai pas le jour où l’un de nos professeurs nous annonça l’arrivée pour le lendemain de jeunes filles venant d’Algérie. Elle nous recommanda de les accueillir gentiment et de ne jamais leur parler de la guerre, pour ne pas leur faire de peine.
Grandes discussions animées à la récréation : des Algériennes !?!? La plupart d’entre nous s’attendaient à voir arriver des filles au visage voilé. Moi qui avais cru comprendre d’après des leçons parentales que l’Algérie était peuplée d’Arabes et de Français, je ne savais pas trop .

Nous avons vu arriver des filles comme nous, habillées comme nous à la mode des années 60 (jupons gonflants, ceinture large et chignons crêpés à la Brigitte Bardot). Des filles malheureuses, souvent désespérées, qui pleuraient en cours. J’ai parlé avec les unes et les autres. Chacune avait son histoire, ses drames, ses témoignages. Autant de vécus différents, mais qui ne se recoupaient jamais vraiment avec les clichés que nous avions en tête.

C’est à ce moment que j’ai commencé à écouter la radio, à lire les journaux, à écouter les gens, tous camps confondus, afin d’essayer d’y comprendre quelque chose.
J’ai découvert que la réalité a de multiples visages. Et qu’il n’y a jamais de vérité générale, seulement des vérités individuelles.

Même avec 46 ans de recul, je ne sais toujours pas, en fin de compte, s’il y avait pour l’Algérie une troisième voie. Je pense souvent qu’il était probablement trop tard. Que les erreurs n’étaient plus réparables.




par Jean-Paul
déposée le 01/12/2008
J'ai lu, attentivement, toutes vos réactions.
Je suis né à Alger et j'ai quitté le pays en 1962, comme beaucoup.
J'ai eu la chance, de par mon activité, d'y retourner en 1990 (juste avant le putsch et après la victoire des islamistes aux municipales). Puis en 2004 et en 2005.
Pour tous, je livre mes émotions dans un article que je dépose, pour que vous puissiez le lire, sous le titre "Algérie ! Oh Algérie !
J'espère qu'il résonnera en vous...

Jean-Paul (l'autre)




par youcef
déposée le 07/02/2009
je viens de decouvrir tous ce bo monde et je suis tres ravi de les acceuillir le moment ou ils ou elles veulent se rendre dans leurs pays . nous gardons de tres bons souvenir d' eux mais je pense que les algeriens savent et connaissent tres bien l' histiore .je suis disposer deja a communiquer avec tous les pieds nois et surtout ceux qui ont vecues a cheragas /.
A VOUS LIRE MERCI SABRISOSO@YAHOO.fr




par matoussaint algerien
déposée le 03/04/2009
bonjour tout le monde! et un salut particulier et chaleureux
amical et fraternel a tous et atoutes les francais d'algerie que j'ai tjrs et le resterai a considérer comme étant mes trés chèrs compatriotes sans distinction de race de religion de culture aucune! et je lesremercie infiniment pour avoir créer un etat qui s'appelle actuellement l'algerie et je leurs rends un grand hommage pour tout ce qu'ils ont fait ici avec eux l'algerie aurait pu etre et prétendre au rang du puissance economique du G8 et une place trés respectable parmi les grandes nations qui dirigent notre monde sur tous les plans!
a mo, avis ces derniers auraient eus logiquement le mérite de se voir restituer non seulement la nationalité algerienne mais aussi leurs terres et biens aqcuis avec souffrances et acharnement pour que notre trés chèr pays l'algerie puisse lever la tette et se hisser bien haut et regner sur tout le continent africain et pourquoi pas retrouver sa place qui etait la sienne dans le bassin miditérannéen!!
moi en ce qui me concerne!étant né en 1962 de parents purement algeriens de confession musulmane et de culture berber donc kabyle de souche et fière de l'etre fidèl a ma région natal la kabylie je regretes sincèrement le départ en masse des français d'algerie qui nous ont appris le moral et le civisme et l 'education et nous ont mis sur la voie de la science du savoir et de la technologie sans eux j'aurais du mal à imaginer ce que aurait pu faire ceux que je considères aujord'huie comme des residus du colonialisme sauvage sans etat d'ame et un gouvernement issue voyous de gangstères de terroristes d'analphabètes bilingue organisés en clans mafieux qui se disputent le pouvoir jusqu'a ce que notre pays l'algerie ne deviens le fief et le bastion de toutes forme d 'echecs de terrorisme de dilinquance de désolation de débauche de corruption de souffrance de désépoir de dictature de l'ignorance et de chlochardisation de la société
j'assumes les conséquences et j'en tire les conclusions je vis avec la nostalgie des années soixantes( les années d'or) je gardes tout de meme l'espoir de voir un jour peut etre qui sait qui peut prévoir le miracle pourrais se reproduire!!! si dieu le veut! les eaux reprendront leurs court normal et naturel! je lançes un appel solonel à toute ame pieuse et charitable attaché à sa terre natal de reprendre l'espoir de tendre la main de contribuer pas ces moyens de bord pour venir au secours de l'algerie qui est au bordd'un ravin d'un précipice par soucis de voir cette dernière emportée par de fortes vagues provoqués par un véritables tsunami nommé (l'arabo islamisme intégriste) pour l'heure je restes éveillé ,je fumes du thé, et le cauchemar continue......!!!!!!




par catherine
déposée le 12/05/2009
bonjour, oui j'avais 12 ans quand j'ai quitté l'algérie, je n'ai rien oublié tout est dans ma mémoire , j'étais tellement heureuse dans ce pays et j'ai tellement souffert de mon arrivée en france, c'est vrai nous étions les souffres douleurs des métropolitains, traités comme des voleurs, à l'école seule au fond de la classe, mes parents étaient dans un centre à Kremlin Bicêtre, les hommes et les femmes séparés avec interdiction de se rencontrer un dortoir immense avec une chef à l'entrée (la peste) qui faisait la loi, une honte pour la france, mon rêve peut être retourner voir ce pays que je n'arrive pas à oublier ou il y a mes grands pères oui c'est certainement parce que je vais avoir 60 ans que mes parents sont dcd pour eux je voudrais retourner peut être un jour, oui j'étais plus heureuse en Algérie qu'ici, j'ai trop de mauvais souvenirs de ce pays la france, et j'en souffre encore car à notre époque vous avez encore des personnes qui vous traite de sale pieds noirs. J'ai des photos de mes copains et copines et il est bien dommage que je ne me souvienne plus des noms, j'habitais Hussein dey. Pourquoi tant de souffance




par C.Al
déposée le 31/08/2009
ma grand mère, ma tante, ma mère et mon oncle sont revenus d'algérie en 1962 tandis que mon grand pere y restait avec mes arrière grands parents. Il rentrèrent un ou deux ans après.

mon arrière arrière grand père est né à st cloud en 1880 (sa famille était d'origine espagnol), il a donné naissance à mon arrière grand père né en 1906 à oran qui a donné naissance à mon grand père né en 1937 à oran puis a ma mère (1959) et a mon oncle à oran (1962).

Ces jours-ci ma tante m'a raconté leur retour ... très éprouvant.

Hommage à leur ami décédé là-bas ainsi que toute ma reconnaissance




par Patrick FLAMENT
déposée le 30/09/2009
Bonjour à tous,
je lis vos témoignages oh! combien émouvants et bien qu'à titre personnel , j'aurai mille questions à poser, ( maman, frères et soeurs pieds-noirs d'Algérie), c'est en tant que professionnel que je me permets de vous solliciter; je suis écrivain public et mes recherches actuelles concernent un client qui militaire, dans la Marine à l'époque, veut écrire ses mémoires, tâche à laquelle je suis dévolu....
Il a assisté aux rappatriés qui arrivaient à Toulon sur le sidi ferruche, mais ne trouve aucun document, ni photo de ce moment où l'histoire de ces personnes était bouleversée.
Pour cela j'aimerai savoir si quelqu'un d'entre vous pourrait me faire parvenir PAR E-MAIL OU SCAN OU pdf des
documents et / ou photos de l'arrivée de ce cargo à Toulon et des archives si vous en possédez. mon adresse est: auboutdelaplume@live.fr Je me ferai un réel plaisir de porter mes mots en témoignage réel de cette période douloureuse pour chacun d'entre les internautes que je lis depuis tout à l'heure. Joignant à cette demande mes remerciements les plus chaleureux,je les accompagne de mon profond respect.




par salim
déposée le 30/05/2010
salutà tous. Je viens de lire tous les témoignages surtout ceux de maryse et catherine. Les pieds noirs ont vécu dans les mêmer conditions que les immigrés algériens lors de leur arrivée en france. J'imagine qu'ils ont fait les boulots les plus pénibles que les français ne voulaient pas faire. Je ne comprends pas pourquoi presque 50 ans après il y a toujours ce malaise lorsqu'on parle de cette guerre.




par roger
déposée le 13/06/2010
Bonjour,

Je vous félicite pour votre blog !
Savez-vous qu'au-delà de la mémoire, il y a encore aujourd'hui des pieds noirs et des harkis de 1ère et seconde génération qui n'ont toujours pas réglé leurs problèmes de désendettement et d'indemnisation ?
Qu’ils luttent encore, 50 ans après, pour faire valoir leurs droits ?
Découvrez le groupe "UNE MAIN DEVANT UNE MAIN DERRIERE" qui prend leur défense, y compris physiquement, lorsque cela s’impose.

http://www.facebook.com/#!/group.php?gid=122759831089185

Retrouvez tous nos articles, vidéos, photos… sur notre blog : http://1maindevant-1mainderriere.over-blog.com/

RDA




par Sandy
déposée le 17/06/2010
Je viens de terminer un livre magnifique de Yasmina Khadra, intitulé "Ce que le jour doit à la nuit".
Je vous donne rendez-vous prochainement sur Résonance pour le découvrir si votre route ne l'a pas encore croisé.
C'est une très belle ode à l'Algérie, assortie d'une vision équilibrée des choses me semble-t-il, sur une période allant des années 30 à nos jours.
A très bientôt sur Résonance !




par Arlette
déposée le 12/07/2010
Bonjour tous les PN, Harkis et Amis Algériens que je n'ai pas revus depuis bientôt 50 ans.

Le temps passe mais le souvenir, l'amour du pays demeure en mon coeur." On peut enlever l'Homme de son pays mais on ne peut pas enlever le Pays de l'Homme". La mémoire ne s'éteint pas.
En hommage à tous les ancêtres, Amis, camarades de classe et à l'Algérie, j'ai écrit deux ouvrages que certains ont peut-être lus :
"Les collines de l'espoir"Editions Hugues de Chivré - Livre documentaire illustré portant sur la colonisation et l'histoire du premier village français en Algérie. Une partie Histoire et une partie qui relate des anecdotes de mon enfance.

"De l'oranger à l'érable" Editions Hugues de Chivré - roman historique qui conduit le lecteur d'Alger à New-York.

Vous pouvez en lire des extraits sur mon site :
http://artslettreschneider.perso.neuf.fr

Bravo pour ce blog qui nous donne des nouvelles des uns et des autres.



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le sujet est clos...